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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 15:57

Dimanche, j'ai terminé d'écrire mon premier jet de mémoire, mais il y a encore pas mal de boulot qui m'attend : mise en page, annexes, corrections, selections des illustrations plus un dossier à commencer et un à terminer... bref c'est pas encore les vacances.
J'ai tout de même fait un saut en Suisse à Berne, là ou j'étais en stage l'année dernière. Au programme de la semaine, redaction pendant trois jours d'un poster sur mon sujet de mémoire et sur le travail que j'ai fait en Suisse l'été dernier, puis présentation du poster à un colloque internationale dont le thème était l'archeologie dans les milieux gelés. Les presentation etait tres interessantes, et j'ai pu rentrer en contact avec des archéologues d'Autriche, Italie et Norvège qui sont interessés par mon projet et qui aimerait le developper ou tester la technique sur une de leurs fouilles. Je suis donc ravie de la tournure qu'ont pris les choses.
J'ai retrouvé avec bonheur, la vue sur les Alpes et le Mont-blanc, mais aussi le debut de l'automne... J'ai passé des moments très agréables avec des copines francaises ou allemandes et quelques collègues de boulot.
Ce petit break m'a fait du bien, et je pense retrouver Chinon dimanche soir, les batteries gonflées a bloc pour terminer le memoire.

A tout bientot, une fois le memoire sous presse!

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 10:59

Le temps passe vite, c’est déjà la fin de ce stage en Suisse et de cette aventure. C’est l’heure des bilans. J’ai fait un premier bilan avec Martin ou je suis restée très zen, très maitre de moi-même. Résultat, il reste quelques trucs à faire, notamment pour sangler les sacs. Martin va s’en charger. Je devais également tester une scie fil commando et une scie chaine survivor, mais l’une des deux est introuvable à Berne. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, car j’aimerai les tester moi-même afin de voir si ca peut couper la glace à l’horizontale pour détacher un prélèvement en bloc. Je verrai ca demain avec Christoph lors d’un autre bilan que je dois faire avec lui pour savoir ce qui a été et ce qui n’a pas été. J’occupe cette dernière semaine en faisant cette série de tests pour mon dossier de méthodologie sur l’humidité des bois congelés. Cela semble plutôt bien fonctionner à part une ou deux aberrations qui peuvent s’expliquer. Par ailleurs, j’essaie de récupérer toute la documentation qui me sera utile pour mon mémoire, comme des photos du matériel, du laboratoire mais aussi quelques articles et documents informatiques.

 

Après ces longues journées de boulot, j’essaie de ranger mes affaires dans ma chambre, car je dois la rendre vendredi matin. Je ne me suis jamais aussi bien organiser. Comme quoi tout arrive, les affaires d’été dans un sac pour Chinon, celle d’hiver dans un autre pour Paris, celle de sport dans le sac à dos, etc... Et en plus je m’y suis prise bien à l’avance, genre quatre jours avant. Je crois que c’est la hâte de retrouver Manu et notre petite à Paris qui m’a motivée.

 

Je suis pas encore partie, mais dans l’ensemble, je suis très satisfaite de ce stage. Le sujet était intéressant, le lieu accueillant et l’équipe sympa. Les points négatifs, j’ai parfois manqué d’encadrement et j’ai donc perdu bêtement du temps sur des points de détails. Le partage d’un sujet de mémoire avec un autre étudiant avec qui on ne sait pas si on va pouvoir bien collaborer est aussi quelques choses que j’ai trouvé difficile. Je dirai que ca aurait mieux fonctionné pour un stage sans mémoire à la fin ou avec quelqu’un avec qui on est sur de pouvoir travailler en binôme. C’est également dommage qu’on ait pas pu faire de fouilles sur le glacier et qu’il y ait eu tant de problème avec le Schnidejoch. Pour les points positifs, j’ai beaucoup appris sur moi-même, notamment à dominer mes coups de sang face à Martin. Je rentre avec une idée assez précise du mémoire que je souhaite écrire, sur un sujet qui m’intéresse. J’ai vu une façon de travailler différente de la France, avec tout un tas d’idées à reprendre et à améliorer. Je me suis plutôt bien entendu avec l’équipe, je repars en laissant des amies comme Johanna et des gens qui sont prêts à m’aider, même à distance.

 

Voila pour les nouvelles et les bilans, à très bientôt en terre française !

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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 21:46

Comme annoncé la semaine a été chargée. Réunion avec Christoph, Martin et Stéphanie afin de commenter l’expédition de la semaine précédente au Lötschenpass, de faire une critique constructive afin d’améliorer certaines choses. J’ai été obligée de répéter que je n’étais plus la pour longtemps, et qu’il y avait donc certains paramètres que je ne pourrai pas optimiser. Martin a été de nouveau désagréable, pour la 25ème fois j’ai du lui expliquer la même chose pour un réglage de l’airbrush qui ne lui convient pas, et je crois qu’il n’a toujours pas compris ! J’ai sinon découvert via internet qu’il y avait un comité international pour la protection du patrimoine polaire. J’ai pris contact avec l’intégralité des membres, une vingtaine. Les réponses me sont parvenues assez rapidement de l’Alaska, du Yukon (Canada), de la Norvège et de la France, avec des articles joints en pdf et des contacts de restaurateurs spécialisés dans ces domaines ! J’ai découvert qu’il y avait en France un archéologue des territoires australs et antarctiques français, eh oui tout un programme ! Il fouille en fait une ancienne base scientifique française sur les Iles Kerguelen. Il m’a gentiment proposé qu’on se rencontre au mois de novembre pour qu’il me donne des articles qui pourraient m’intéresser et pour répondre à mes questions. Je suis donc super contente, il y a certains points pour mon mémoire qui avancent pas trop mal.

Petite frayeur mercredi quand la personne qui devait me prêter son humidimètre pour les tests pour mon dossier de méthodologie m’a dit qu’il ne pouvait plus. J’ai donc lourdement insisté, car sinon tout le projet tombait l’eau et je devais trouver un autre sujet. J’ai finalement eu gain de cause, et j’ai pu lancer une série de tests qui m’a obligée à venir travailler samedi et dimanche. Je ne sais pas encore du tout si ca marche, je commence à avoir quelques doutes.... on verra bien une fois toutes les données acquises.

 

Nous avons organisé avec Johanna et Sabine, une soirée fondue au labo avec toute l’équipe de restauration. C’était évidement délicieux, mais j’en ai moins mangé que la dernière fois. Johanna avait ramené de la bière bavaroise et moi du Chinon. Nous avons passé un bon moment, c’était sympa de parler avec tout le monde d’autres choses que du boulot. C’était pour moi un genre de pot d’au revoir et de remerciements.

Pour le week-end, soirée de vendredi avec Johanna et un de ses copains allemands restaurateurs qui bosse à Sion dans le Valais. Toujours avec la même équipe, nous avons fait les puces à Berne lsamedi avant que je parte chez la cousine de Fribourg passer une partie du week-end : raclette et jacuzzi pour le samedi soir, dimanche balade à Gruyère pour voir la ville médiévale et son château. J’ai pas pu échapper aux véritables meringues double crème de la Gruyère. J’ai eu après un peu mal au cœur, je crois que je ne digère pas bien la double crème, ca semble trop riche pour mon petit estomac !

 

Voici la suite de mes considérations helvétiques. Les élections étaient ce dimanche pour le Conseil National. Elles semblaient être décisive pour certains car l’UDC/SVP (ceux de la pub aux moutons) pourraient l’emporter. Il semble en fait que ce ne soit pas réellement un parti d’extrême droite comme je le croyais, et qu’il y ait d’autres partis encore plus extrémistes, eux seraient simplement très à droite ! Résultats des élections demain.

Pour Migros, je me suis renseignée depuis, c’est encore pire que ce que je croyais, ils viennent de racheter la troisième enseigne nationale de magasin, Denner, et ont aussi un tour opérator, une compagnie d’aviations et d’autres trucs d’après leur site internet. J’hallucine complètement sur cette entente entre les deux principaux groupes, Coop et Migros, qui se partage le marché sans réellement de concurrence puisqu’ils s’adressent à des catégories sociales différentes.

 

Voila pour ces nouvelles bien fraiches car depuis quelques jours les températures tournent autour des 0-5°C et pour que le temps soit ensoleillé, la bise souffle, donnant l’impression qu’il fait plus froid ! A très bientôt !

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:36

Ce week-end était l’occasion de faire tout ce que je voulais faire et que je n’avais pas encore fait. J’ai profité de samedi après-midi pour aller à Neuchâtel afin de visiter la vieille ville et le château qui était malheureusement fermé, mais surtout pour aller au Laténium, voir un superbe musée d’archéologie. L’age du fer, moment qui se situe dans notre chronologie avant la période romaine est divisé en deux périodes principales, la période de Hallstatt, du nom d’un site autrichien et La Tène, éponyme pour un lieu-dit sur les bords du lac de Neuchâtel. C’est donc le musée de cette période que je suis allée voir. Le musée est relativement récent, en interaction avec l’environnement extérieur, où il y a un jardin paysagé reconstituant des paysages archéologiques supposés, le tout au bord du lac. Les pièces présentées sont bien choisies, il n’y en a pas trop mais elle sont toutes de valeur, les explications sont pédagogiques et scientifiques en même temps, l’ensemble orchestré dans une chouette muséographie assez contemporaine. L’une des choses qui m’a le plus impressionnée est cette épave de chaland romain de plus de 20m de long, dans un état conservation exceptionnelle, et dont une réplique issue de l’archéologie expérimentale est présentée à l’extérieur. Il faisait beau c’était très agréable, pas de photos pour illustrer tout ça car j’ai oublié mon appareil tout le week-end. Le soir détour par La Neuveville, à quelques kilomètres mais sur le lac de Bienne, petite bourgade médiévale où habite Fred ma copine française qui a eu un bébé. Bon petit dîner devant le match de rugby, histoire de vibrer entre français pour la Mère-Patrie !

            Le dimanche a été tout aussi sympa, je suis allée manger copieusement à Fribourg, chez une cousine du coté maternelle. Sa petite famille que je n’avais pas vue depuis quelques temps a bien grandi. L’après-midi, visite de l’espace Tinguely-Niki de St Phalle, petit mais sympa, ludique pour les enfants car on peut faire  fonctionner les automates. Balade dans le vieux Fribourg et sa basse-ville, visite de la cathédrale et de son clocher avec une vue imprenable sur les environs. Et comme, je ne pouvais repartir de Suisse sans avoir goûter la fondue au vacherin fribourgeois  (la fondue suisse traditionnelle étant ce qu’on appelle une fondue moitié-moitié, c'est-à-dire moitié gruyère, moitié vacherin fribourgeois), nous sommes allés à la laiterie du village d’à coté pour chercher du fromage, et de la double-crème. J’ai donc eu droit le soir, à une fondue fribourgeoise avec pommes de terre et pain, vacherin Mont-d’or parfaitement affiné puis en dessert, une autre spécialitée, meringues double-crème. Pour ceux qui ne connaissent pas la double-crème, c’est plus épais, sûrement plus gras mais aussi un peu plus sucrée avec du goût que de la crème fraîche. Pour la fin de l’histoire, j’ai pas dormi de la nuit tellement c’était lourd, mais c’était bon !

 

            Après une rapide présentation de notre équipée de la semaine dernière à toute l’équipe du labo de restauration, j’ai repris le boulot, histoire d’avancer et de pouvoir partir en laissant des sacs  pour le prélèvement quasiment complet, avec une liste de ce qu’il contient et un genre de mode d’emploi. J’attends avec impatience de savoir quand je pourrais récupérer l’humidimètre, afin de pouvoir faire mes tests pour mon dossier de méthodo, mais l’homme de la Haute Ecole du Bois de Bienne, ne semble pas vouloir revenir de vacances… Aie, aie, aie !

  
Pour ceux qui n'y connaissent pas grand chose en blog comme moi, vous pouvez vous inscrire à la Newsletter, et vous receverez un e-mail pour vous prévenir lorsque je mets un nouvel article en ligne, pas mal, non?

            Sur ces bonnes paroles, à très bientôt !

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 17:05

Mon week-end genevois avec ma cousine Garance a été très sympa. Nous avons fait les puces de Plainpalais et un tour dans la vieille ville. Le soir, nous avons trouvé un endroit pour pouvoir vibrer pour notre chère équipe de France de rugby ! Le dimanche, j’en ai profité pour voir le musée d’art et d’histoire de Genève ou les collections archéologiques sont magnifiques ainsi qu’une exposition sur l’archéologie dans la bande de Gaza. Après comme je ne suis jamais fatiguée d’archéo, j’ai visité le site archéologique aménagé sous la cathédrale St Pierre dont j’avais pas mal entendu parler et qui s’est montré à la hauteur de mes espérances !

 

Lundi départ pour le Lötschenpass avec Christoph, Martin et Stéphanie, une copine de Martin car nous avions des sacs trop lourds. Nous sommes allés jusqu’à Lauchernalp en voiture, ce qui signifie que nous avons passé le tunnel du Lötschberg en ferroutage. Nouvelle expérience qui m’intéressait beaucoup, car le ferroutage est assez peu développé en France, mais parait-il représente l’avenir. Ca ne prend pas trop de temps, ca va assez vite, par contre c’est pas trop agréable de voyager dans le noir !

Nous sommes partis de Lauchernalp à 13h30 et nous sommes arrivés au refuge à 18h15. Nous avons fait environ 1h30 de pauses nécessaires, nous avons donc mis près de 3h30 pour monter. C’était plus que les dernières fois, mais il faut dire que nos sacs étaient vraiment lourds : au début je portais 17 kg mais comme j’ai commencé à m’épuiser nous avons échangé un sac avec Martin pour passer à 15 kg. Les hommes ont donc porté environ 20 kg chacun et les femmes 15 kg chacune. C’était relativement pénible.

Comme dans le précédant refuge, le repas s’est avéré copieux : soupe, salade, viande accompagnée de sucre lent puis gâteau maison cette fois-ci ! Les gens étaient très accueillants et se sont montrés très intéressés par notre projet. Cette fois, nous avions une chambrée de 12 places pour nous seuls. Malgré cela, je n’ai pas réussi à dormir, je peux accuser Christoph d’avoir ronflé, mais je crois qu’en réalité, je fais parti de ces gens qui ne dorment pas bien en altitude.

Mardi, en route pour l’aventure, réveil 7h, départ 8h pour l’endroit ou nous avions enterré nos objets pour le test. Arrivée après 40 min de marche et au surprise et déception : malgré la neige de ces dernières semaines, le glacier avait fondu d’une trentaine de centimètres et donc nos objets qui se trouvaient enfouis entre 15 et 40 cm de profondeur, affleurés, formant même un joli tas. Après la première frayeur de voir le test tombé à l’eau, nous nous sommes aperçus qu’une partie des objets étaient encore pris dans la glace et que finalement cette situation avait plus de ressemblance avec ce qui s’était passé au Schnidejoch les années précédentes.

Christoph devait faire un petit film, Stéphanie des photos et Martin et moi faire les fouilles. Martin s’est avéré rapidement odieux en donnant des ordres à tout bout de champs, en particulier sur la partie de travail qui me revenait, on devait faire comme il souhaitait et il n’écoutait pas ce que je pouvais avoir à dire. J’avoue qu’après ce nouvel épisode, je compte les jours ou je dois encore travailler avec lui, et il me tarde que ca se termine. Nous avons monté un pseudo carroyage pour avoir des repères, puis nous avons travaillé avec les différents outils d’abord au piolet pour dégager les abords des objets, puis aux ciseaux à glace qui sont d’une efficacité surprenante et enfin à l’airbrush qui a cette fois très bien fonctionné pour le dégagement minutieux des objets. Le travail s’est fait dans des conditions assez difficiles puisque les températures allaient de -1 à 5°C au soleil à midi. Il faisait donc très froid pour des gens qui ne bougent pas. Christoph a trouvé le moyen de faire un feu sur le glacier, il y avait à proximité pas mal de bois secs, charriés par le glacier provenant peut-être de l’ancien refuge.  Ce feu était bien agréable même s’il nous a posé quelques désagréments en brulant une partie de notre pique-nique ! Nous sommes retournés à la cabane vers 16h30 pour une nouvelle nuit sans sommeil, car il était trop tard pour redescendre.

Redescente à 7h du matin le mercredi, dans le noir dans un premier temps car il fallait que nous soyons à Berne à midi. Le contrat a été respecté, après plus de 2h40 de descente toujours avec autant de poids, nous sommes arrivés à 10h à Lauchernalp et 11h55 à Berne !

L’après-midi a été productif malgré une importante fatigue, qui est maintenant rattrapée par deux bonnes nuits de sommeil.

 

Pour les aventures en montagne, c’est fini pour cette année, mais j’y re-gouterais surement un peu l’été prochain ! Il faut maintenant finir le travail le plus urgent car il ne me reste plus que deux semaines ! A plus !

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 16:45
Il semble que le beau temps s'annonce pour la semaine prochaine, nous avons donc prévu de monter au Lötschenpass déterrer nos objets, lundi, mardi et mercredi. Christoph mon responsable de stage devrait être là en plus de Martin, car il faut au mieux trois porteurs de sacs à dos. J'ai donc du cette semaine terminer les dernières choses comme l'accroche des sacs sur les claies de portage, et faire quelques trucs qui resteront ensuite dans les sacs, histoire que ca soit toujours prêt en cas de besoin. J'ai aussi profité de l'ouverture nocturne du centre Paul Klee de Berne pour aller visiter la collection permanente et l'exposition. Super chouette, dans un batiment dessiné par Renzo Piano qui vaut le détour.

Je m'apprête à partir passer le week-end chez ma cousine Garance, histoire de découvrir Genève, je continue ma découverte de la Suisse.... ciao
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 09:50
Nous ne monterons pas cette semaine déterrer ce qu j'ai mis en glace au Lötschenpass. Il fait pourtant beau depuis ce week-end, mais la neige tombée ces dernières semaines ne font plus et l'accès au glacier devient dangereux d'après Martin. Moi je serai bien montée quand même histoire d'aller voir ce qu'il en était car la webcam ca fait pas tout surtout si elle est sur la montagne d'à coté. Enfin tant pis je crois maintenant que c'est mort pour la fin de la saison. Désolée Nico, il y aura ni faux matos ni vraie momie gelée! Ce sera pour l'année prochaine, il parait que s'il y a des fouilles on sera invité, j'attends un peu de voir comment se termine la réorganisation du service avant de me rejouir. Dans tous les cas, je reviendrai au moins chercher mes objets au Lötschenpass, histoire de finir le travail commencé et d'avoir une vrai expérience in-situ!

Il y a un truc vraiment Suisse, c'est Migros. Migros c'est le nom de la chaine de supermarché la plus important de Suisse qui partage le gateau avec Coop. Ce qui m'impressionne c'est que Migros s'est développé dans des domaines très variés. Migros c'est : de l'hypermarché à l'épicerie de quartier, une banque, un gros distributeur d'essence pour particulier mais aussi pour le monde agricole, une chaine de restaurant, de snacks et sandwicherie, des garages pour réparer les voitures, des magasins de jardinage, de bricolage, de matériaux (comme truffaut, leroy-merlin chez nous) de déco et de meubles, magasins d'électroménagers et électronique, de la téléphonie, magasin de sport, de musique et de livre, de bureautique.... J'en passe car j'ai pas encore tout repéré. Bref c'est hallucinant ils sont partout. La carte de crédit s'apprêtait à disparaitre en Suisse, c'est aussi eux qui l'ont relancé gratuitement. Bien sur ils ont leur propre marque M Budget. Le packaging est horrible, ca incite pas à acheter tellement les couleurs sont moches et le graphisme pourri. Pour la déco des supermarchés, ils se cassent pas non plus, ca a toujours l'air tout vieux dans les tons orange et marron. Pourtant il domine le marché et c'est un véritable phénomène de société. 

Voila pour les nouvelles de la Suisse, ciao!
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 09:16

Semaine bricolage comme on dit. Il s'agissait en effet de finir de préparer le sac de matériel pour les prélèvements et de fixer le tout sur une claie de portage. Il a donc fallu modifier l'une des claies de portage afin qu'elle puisse recevoir le groupe électrogène, avec des barres d'aluminium retravaillées puis fixées avec des rivets, faire une poignée en résine sur l'une des scies qui n'en avait pas, changer des pièces sur l'aérographe qui ne fonctionnait plus très bien, isoler deux ou trois tuyaux, faire des protections pour certains outils... bref tout un programme! Il ne me reste qu'à trouver des bouteilles en polyéthylène suffisament costaud pour qu'on puisse transporter de l'essence dedans.

Pour une fois je suis pas trop mécontente de ma semaine, j'ai pas mal travaillé. Mais je sens un certain stress monté. Il ne me reste plus que quatre semaines d'aventure en Suisse, et j'ai encore beaucoup de travail. Il faudrait que je commence à rédiger deux ou trois choses avant que je les oublie. La météo n'est pas terrible, et il n'est pas sûr que nous puissions effectuer la seconde partie de nos tests, à savoir d'aller prélever ce que l'on a enterré au Lötschenpass la dernière fois. Sans ce test in situ, mon sujet de  mémoire manque vraiment d'applications concrètes. Ca voudrait dire que je devrais revenir l'été prochain peu de temps avant de rendre mon mémoire. Ce qui rendrait l'exploitation des résultats difficile. Par ailleurs, je pense de plus en plus à l'article que je dois pondre pour la bourse Expé. C'est finalement pas une expé comme je leur avais vendu qui s'est déroulée. Pour cause de mauvaise météo, quatre sorties en montagne au total, pas de fouilles, seulement quelques tests pas super efficaces... un peu léger comme histoire, bien sûr je peux raconter le contexte archéo, mais faut que je jongle avec les infos publiées et les autres moins officielles sans faire du plagiat! Et pour compliquer la tache, un autre magazine voudrait faire un article sur ce sujet...

Au programme du week-end, un petit saut en Alsace pour voir Manu. La semaine prochaine, si la météo le permet nous irons peut-être lundi et mardi au Lötschenpass finir ces tests, sinon je crois que nous pourrons définitivement arrêter d'espérer car ca fait trois semaines de suite qu'il neige, ca sent l'hiver qui arrive! A très bientot!

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 13:32

Levée à 5h30, samedi matin pour prendre un train vers 7h direction Spiez, puis un autre pour Zweisimmen, encore un pour La Lenk et pour terminer un bus nous a emmené jusqu’à Iffigenalp à 9h45, où nous avions rendez-vous avec l’archéologue et ses enfants, quelques membres du service archéologique, un journaliste du magazine Géo Allemagne ainsi qu’une quinzaine de membres de Club Alpin de Bienne auquel l’archéologue, Albert, appartient. Bref nous étions un groupe d’une vingtaine de personnes. Nous avons d’ailleurs failli rater le rendez-vous, car Martin a confondu l’heure d’arrivée du train à Spiez et son départ, nous nous apprêtions à prendre un café quand je me suis apercue de ca. Nous avons couru pour attraper le train qui, par chance, est parti avec deux minutes de retard (ce qui n’arrive jamais en Suisse normalement). Nous avons pris la direction d’Iffigsee, magnifique petit lac de montagne à deux heures de marche. Petite pause pour une explication archéologique sur l’emplacement d’une ancienne auberge romaine, qui se situait sur cette voie ancestrale qui reliait la vallée du Rhône (du Valais) et le plateau Suisse. On repart, pour une heure, direction le refuge, Wildhornhütte, où nous devons dormir le soir, histoire de déjeuner et de laisser quelques affaires afin de monter plus léger au Schnidejoch. Une heure trente de marche sur un dénivelé assez important, sur une crête enneigée, puis nous avons contourné le glacier du Wildhorn, afin d’accéder au Schnidejoch. Cette balade jusqu’au Schnidejoch n’est balisée que depuis 2005, avant elle n’était plus accessible en raison de l’avancement du glacier. Albert a présenté le contexte des découvertes archéologiques.

 

2003, fortes chaleurs, les glaces reculent et des promeneurs trouvent quelque chose qui ressemble à un récipient en écorces. Ils l’amènent au musée historique de Berne qui le montre à Christoph, le chef du laboratoire de restauration, mon responsable de stage. Après quelques rapides recherches, il démontre qu’il y a une ressemblance avec un objet découvert avec Otzi. Le service archéo décide de faire une datation au carbone 14. Il s’avère qu’il s’agit bien d’un récipient du néolithique. Le temps que tout le monde s’active, mais la neige d’hiver était déjà tombée. L’année suivante en 2004, une petite équipe de quatre personnes est constituée dans le plus grand des secret, même au sein du service, afin d’effectuer des recherches dans la zone indiquée. Une épingle en bronze, un carquois en écorce et morceau de jambe de pantalon en peau seront découverts, ce qui obligent à faire une campagne un peu systématique de prospection dans la zone. En 2005 et 2006, les campagnes se poursuivent à l’aide de détecteurs de métaux, et de chiens italiens dressés pour découvrir des cadavres et entraînés spécialement pour cette expérience avec des ossement archéologiques en Italie. Les chiens n’ont rien trouvé, mais le détecteur a permis de découvrir plus de 200 clous de chaussures des légions romaines.  Ces clous forment des séries selon leurs formes, et on pourrait théoriquement les attribuer à telle ou telle légion romaine. Fin 2005, le service archéologique décide de divulguer la découverte à la presse. De nombreux journaux et télés, suisses et étrangers, se déplacent et relaient l’information. Peu de temps après un Allemand se fait connaître. Il était passé au Schnidejoch au même moment en 2003 et il avait ramené un arc et une flèche découverts sur place. Après négociation, l’arc et la flèche passent du salon de cet Allemand au service archéologique de Berne. Quatre phases ont été mises en évidence par le matériel découvert : la période Néolithique, l’Age du Bronze, la période romaine et le Moyen Age. Ces phases correspondent aux moments où le glacier s’était en parti retiré, à cause d’épisodes climatiques plus chauds, libérant un passage. Ces objets ont pu être retrouvés car ils se situaient dans une cuvette, endroit où le glacier ne pouvait avancer.

La surface s’est avérée beaucoup plus petite qu’elle ne paraissait sur les photos. Il ne reste pas grand-chose à fouiller. Cette année, ça n’a pas été possible du fait de l’enneigement. Le site se situe sur une face nord, assez peu ensoleillée. Pour pouvoir faire des recherches, il est nécessaire qu’il n’y ait plus de neige et que la glace soit en train de fondre afin de laisser apparaître les objets. Il faut savoir que cette glace est opaque, et qu’il n’ai pas possible de les localiser (sauf en métal avec un détecteur) en profondeur tant qu’ils n’apparaissent pas à la surface. Du fait de ces contraintes, la période de recherche est assez courte, de mi-août/fin août à fin septembre voir début octobre. Tout dépend de la météo, de l’été mais aussi du nombre de mètres de neige tombée l’hiver précédent.

 

Nous sommes ensuite redescendu au refuge, une heure environ, non sans quelques glissades sur les pentes enneigées. Le refuge, pour moi, était une expérience nouvelle. Repas hyper tôt à 18h30, bon et copieux. Le refuge était complet, soit les 98 lits des dortoirs étaient occupés. Quand on se couche, les lumières sont déjà éteintes, en général, puisque les premiers vont au lit vers 20h. Donc à chaque fois qu’une des vingt personnes du dortoir se couche, on a le droit à la lampe frontale dans le visage, quelques chuchotements voir conversation, et tout un cinéma pour savoir si la fenêtre doit rester ouverte ou non (il fait en dessous de 0° la nuit à 2200m). Ensuite les gens ronflent, et tu peux pas bouger car 10 matelas de 60cm de large (en tout cas moins que la normale) sont cotes à cotes, et si tu bouges, tu déranges ton voisin. Evidement au milieu de la nuit, il y a ceux qui vont aux toilettes, et surtout à 20 dans une chambrée, on crève de chaud. Pour terminer la nuit, les premiers se lèvent à 4h30 du matin. Donc je n’ai pas beaucoup dormi, du coup j’étais levée tôt (enfin pas trop pour un refuge) vers 7h30. Le reste du groupe est parti faire une traversée de glacier, nous n'y sommes pas allés car nous n'avions pas bien compris qu'on pouvait y participer, et donc nous n'étions pas équipés. Dans la matinée, on est redescendu en 2h à Iffigenalp, et comme on a loupé le bus et qu’il fallait attendre 2h, on a décidé de descendre à pied à La Lenk. A la moitié, au bout d’une heure, on a fait du stop pour aller à la gare, car c’était plus que de la route, la descente était terminée. Résultat : samedi presque 6h de marche, 1100m de dénivelé en monté, 500m en descente, dimanche 3h de marche et 1200/1400m de dénivelé en descente. Faut pas croire que la monté soit le moment le plus difficile, musculairement parlant c’est la descente !

 

Je suis donc ravie de ce week-end un peu crevant, mais super intéressant, qui m’a permis de visualiser les choses et de mieux comprendre les problématiques  si particulières de ce site. Mais pour l’homme du Schnidejoch, qui aurait pour nom Schnidi, ce ne sera pas pour cette année, et je ne suis pas sur qu’on le trouve un jour ! On verra ce que les surprises de l’archéologie nous réservent pour l’avenir, ciao !

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 09:38

Parallèlement à mon sujet de diplôme  portant sur le développement d’une technique de prélèvement pour les objets archéologiques pris dans la glace, je dois effectuer un dossier de méthodologie sur un thème libre. J’ai choisi de travailler dans le même domaine. Après avoir discuté avec quelques restaurateurs, il s’est avéré que l’état des bois archéologiques pris dans la glace n’était pas clair, à savoir si c’était : sec, humide ou gorgé d’eau. Caractère assez important pour déterminer le traitement de conservation qui devra suivre. Après avoir cherché à droite, à gauche, j’ai pensé que l’humidimètre classique qui sert à mesurer l’humidité dans les constructions ou le niveau de séchage du bois pourrait répondre à ma question. Afin de déterminer l’outil le plus adapté et effectuer quelques tests préliminaires, j’ai pris contact puis rencontré des gens de la Haute Ecole du Bois de Bienne. Très chouette endroit, avec du matériel de pointe, le tout encadré par des gens qui ont l’air très compétents. J’avais emmené avec moi 5 échantillons, que j’avais préalablement coupé en deux et dont j’avais congelé la moitié, l’autre partie restant à température ambiante. Après avoir cherché la technique puis le matériel le plus adapté, nous avons trouvé un appareil qui mesurait des donnés relativement conforme à mes attentes, mais surtout qui n’abîmait pas les échantillons (la plupart du temps, ça fait des petits trous, car ce sont des appareils qui mesurent la résistivité électrique avec des aiguilles) et dont les seuils de mesures correspondaient aux nôtres. Je suis donc assez contente de ces tests préliminaires. Je dois maintenant réfléchir un peu plus précisément à un protocole de tests qui permettrait de valider cette méthode d’aide au diagnostic. Les choses avancent donc !

 

Quelques nouvelles du pays. La Suisse devrait voter d’ici quelques temps, pour un scrutin qui n’ait pas clair pour moi. Dans tous les cas, un parti, le SVP, comparable à l’extrême droite, fait une campagne d’affichage très importante depuis plusieurs semaines voir mois. Ils ont trouvé une illustration, que je trouve assez violente dans ce qu’elle suggère, que l’on trouve absolument sur tous les panneaux d’affichages suisses mais également dans la presse. Il s’agit de trois moutons blancs sur le drapeau suisse, l’un d’eux est blessé par un couteau. Un autre éjecte un mouton noir hors du drapeau suisse, car il serait responsable. Cette campagne d’affichage raciste appuyée sur une statistique selon laquelle les étrangers seraient responsables de la plupart des délits et crimes commis en Suisse, m’a beaucoup surpris, car une telle affiche n’aurait jamais pu exister en France. Elle n’a pas été censurée ici, et elle est au centre d’un débat plus vaste sur la censure qui dit que la censure serait pire que les idées que véhiculent ce type d’affiche. Je suis en tout cas toujours aussi surprise lorsque je croise plus de 10 fois par jours ces affiches.

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La météo s’annonce plutôt bonne pour le week-end, froide mais ensoleillée, nous partons donc samedi matin vers 6h30 du mat pour le Schnidejoch. Nous dormirons à proximité (à une ou deux heures quand même !) dans un refuge. Le retour s’effectuera dans la journée de dimanche, après avoir eu quelques commentaires archéologiques sur les lieux… !

 

Les résultats de l’aventure tant attendue au prochain épisode !

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Published by Charlotte REROLLE - dans Suisse
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