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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 18:59

Alors pour se changer les idées après l’épisode du vol et de la grosse colère, l’occasion rêvée s’est présentée : faire un tour d’éléphant ! Ah depuis le temps que j’attendais ca ! J’ai reçu un matin un coup de fil pour me dire que les éléphants étaient de retour au village. Sans tarder nous avons pris un rendez-vous et un éléphant est venu nous chercher à la maison. C’était étonnant car le personnel bangladais de la maison n’avait jamais approché d’éléphant. Nous avons donc fait des photos ensemble, puis avec Coline, la céramologue, nous sommes montées dessus, derrière le cornac. Il faut dire que ce n’est pas un éléphant pour touristes, c’est un éléphant agricole, que l’on appelle pour arracher des bananiers ou faire des trucs de ce genre.  Nous avons donc emprunté une serviette de toilette à la maison (l’éléphant a le poil dru !), et nous sommes parties nous promener « à cru » sur le dos de l’éléphant. On pensait faire un petit tour dans le jardin du musée et en fait non : nous avons escaladé le rempart antique et nous avons pris la direction de la fouille à 30 ou 40 min de là (distance à dos d’éléphant).  C’est là que les choses ont commencé à se corser : faire monter un escalier à un éléphant avec deux jeunes filles à cru qui glissent irrémédiablement ! Les premières frayeurs passées, les cuisses crispées pour se tenir  et même pas le mal de mer, la balade s’est poursuivie et nous avons au passage arraché deux ou trois bananiers qui dépassaient des champs sur le rempart. L’éléphant a ensuite du passer au travers de passages étroits et a fait preuve d’une agilité étonnante en marchant sur une toute petite digue (pas la place pour deux hommes de se croiser). Nous avons été très impressionnées quand devant une marre, le cornac a arrêté l’éléphant, lui a dit un truc du genre hop hop et l’éléphant a sauté la marre avec nous accrochées dessus comme on pouvait. La balade s’est terminée par une série d’acrobaties car l’éléphant est passé à travers les ruelles du village. Nos pieds ont frotté contre les murs, mais surtout, l’éléphant a du ramper à genou sous les arbres et les fils électriques.  Nous avons failli rester coincées sous une branche et perdre un bout de mollet à cause d’un toit en tôles ondulées ! Cela fut donc une chouette aventure, hors du commun mais forte en émotions ! Les preuves photographiques suivront bientôt !


Pour la suite de l’histoire de vol, le personnel a été très surpris de voir le salaire supprimé. Chacun a été appelé comme d’habitude pour la paie, mais  au lieu de signer et de recevoir l’argent, celui-ci est parti dans une enveloppe. Quand les 10 personnes ont vraiment compris que l’argent n’allait pas leur être donné tant que les 2000tk ne seraient pas réapparus, des scènes difficiles ont eu lieu, certains au bord des larmes ont demandé comment ils allaient nourrir leurs enfants, d’autres comment ils allaient acheter leurs médicaments. Les disputes ont fusé, mais personne ne s’est dénoncé. Seule une personne, celle pour laquelle on avait le plus de doute, est restée en retrait. Tous les français l’ont vu mais les bangladais ne semblent pas s’en être rendus compte…  Ca a été assez dur de prendre conscience de ça et de ne rien pouvoir faire faute de preuves, de voir ces gens dans le besoin mais en même temps de devoir rester fermes sur nos positions.  Une entrevue chez le voyant devait avoir lieu mais nous l’avons interdit pendant les heures de boulot car la preuve allait être faite en trempant la main du coupable dans l’huile bouillante. Châtiment un peu surdimensionné à notre gout ! Le renvoi de la personne est tout de même plus ou moins au gout du jour, mais comme c’est aussi le gardien de la maison lorsque la mission est fermée, le directeur a peur des représailles sur la fouille, la maison et le mobilier archéologique lors de notre absence… on verra bien comment se termine la mission, mais bizarrement les notes de marché ont fortement diminuées depuis…


Le travail s’est bien terminé avec plus de 80 objets traités et une grande partie des réserves réorganisée ! rdv d’ici quelques jours pour la fin de l’aventure bangladaise avant d’attaquer une nouvelle page pour conter une mission aux Emirats ! merci merci à tous pour vos petits mots, à très bientôt !

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 04:47

La semaine a été un peu mouvementée. Nous nous sommes aperçus que dimanche lorsqu’une partie de l’équipe est partie à Paharpur, 2000 takas (soit l’équivalent de 2 semaines de salaire) ont été volés dans la caisse par des bangladais qui étaient restés à la maison seuls (personnel de la maison et crapules qui s’occupent de la céramique). Il a donc été décidé que si l’argent ne revenait pas à la fin de la semaine, il n’y aurait pas de salaire cette semaine pour ces 9 personnes. Si l’argent revenait dans la boite déposée dans les toilettes à cet effet pour des raisons de discrétion, une journée serait retirée et si le coupable se dénonçait tout le monde avait son salaire, et on discutait avec la personne pour comprendre pourquoi il a pris cet argent, mais il ne pourrait plus travailler à la maison. La mission finance les frais médicaux des ouvriers et du personnel du moment qu’ils justifient d’ordonnance et autres examens. Si quelqu’un a un problème, on donne facilement de l’argent pour l’aider tant que c’est justifié. 2000 takas, soit environ 20 euros, c’est rien pour la mission mais c’est une question de confiance car il y a toujours beaucoup d’argent liquide à la mission pour les frais de fonctionnement et le salaire des 70 personnes qui travaillent avec nous. Certains se sont sentis concernés par ce vol et pour d’autre cela passe à 100m au dessus de leurs têtes ! Les crapules et la femme de ménage ont donc cherché des solutions. Ils ont d’abord été cherchés un papy qui lave la céramique. Celui-ci est entré en transe, s’est jeté au sol et a dit qu’il savait où était l’argent mais que le directeur devait sortir de la maison pour pouvoir désigner le lieu. Finalement, l’argent n’était nulle part… Ensuite ils ont décidé qu’il faudrait que tout le monde boive des verres d’eau sucrée et salée et suite à des prières le coupable serait désigné… nous attendons le résultat pour le moment. Mais l’argent n’est toujours pas revenu, et certains ne croient pas à la suppression hebdomadaire du salaire. Nous verrons les réactions demain, jour de paye. Surtout qu’il semble que ce ne soit pas la première fois. La femme de ménage ne souhaite plus pénétrer dans le bureau seule et nous fait toute une comédie pour le ménage, mais ne nous inquiétons pas, elle enquête !

Le lendemain de cette affaire, l’homme de maison à qui je demande depuis plus de 2 semaines d’acheter des malles en métal m’a dit que ce n’était pas possible. Il y est allé tout de même car il n’avait pas le choix : le prix avait doublé et je ne pouvais pas les avoir avant 4 jours. Comme au même moment, l’une des crapule est rentrée chez elle pendant une heure sans prévenir, soit disant pour aller aux toilettes, alors qu’il y en a à coté de leur bureau. Je suis donc entrée dans une colère noire et j’ai menacé de virer tout le monde. Finalement, les malles ont été livrées 2h plus tard, le prix est redevenu raisonnable et les allers-retours de notre homme de maison plus nombreux que d’habitude ont couté presque le même prix que pour nous et non 3 fois plus cher ! Depuis cette colère tout va mieux, tout le monde s’est remis au boulot !

 

Une petite expédition à Paharpur a été organisée pour aller voir les réserves du musée. J’ai pu cette fois entrer. Le travail effectué par le conservateur est considérable et les réserves sont plutôt bien tenues. Il fallait que j’évalue l’état de conservation des objets en métaux qui sont très peu nombreux et plutôt en bon état malgré le climat. Mais le but principal était de voir les 2000 plaques architecturales en terre cuite décorées qui sont dans les réserves. Suite à la visite la semaine dernière du groupe d’amitié parlementaire franco-bangladais, un projet de formation des bangladais pour restaurer ces plaques (nettoyage, collage) a été proposé. Reste maintenant à trouver les fonds, bien sûr !

J’ai organisé la semaine dernière pour notre jour de congé, la visite d’une petite mosquée Moghol (XIIème siècle environ) qui se situait à Sherpur à environ une heure de route de la mission. Vendredi nous devons aller à Rangpur, ville de la soie.

Le travail avance bien et je pense atteindre les objectifs que je m’étais fixés avant de partir. Il ne me reste plus qu’une semaine ici. Voila pour les nouvelles de la mission de Mahasthan où l’ambiance est toujours sympa !

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 05:44

Et voilà, de retour au Bangladesh, mais cette fois avec toute la mission. Nous sommes sept : cinq français, Barbara l’italienne et Coline qui est Belge. C’est très sympa de se retrouver à plusieurs, l’ambiance est bonne. L’objectif de cette mission est de continuer à traiter la fin des monnaies que j’avais retrouvées avant de partir en décembre, monnaies des années 1990 qui avaient été traitées à Dhaka. La restauration est absolument catastrophique, elles sont illisibles mais elles doivent être tout de même stabilisées et protégées. Je poursuis le nettoyage des pointes de flèches en fer. Je travaille également sur une lampe à huile en bronze, d’origine grecque datant probablement du IIème siècle av. J.C. Elle était en partie prise dans la corrosion d’une hache en fer. Je tente aussi de continuer le rangement de la réserve des objets. Je suis ravie d’être nouveau à Mahasthan.

 

Nous avons rencontré à Bogra (20km de Mahasthan), un couple franco-anglais qui travaille là depuis 4 ans. La femme nous fait profiter de ses bons plans artisanaux. Par son intermédiaire, nous avons rendu visite à des sœurs missionnaires (congrégation de l’immaculée conception de Lourdes) italiennes qui habitent à 80 km. Elles tiennent des écoles avec un internat pour jeunes filles, un dispensaire et un atelier de broderies où les femmes du village travaillent. Cette visite a été très intéressante, les sœurs étaient ravies d’avoir de la visite et aimeraient venir voir le chantier de fouilles avec des élèves. Nous avons aussi visité le séminaire tout proche, qui s’occupe de la construction d’une immense cathédrale tout en béton au milieu de la jungle !

 

Le retour en France, pour un mois autour de Noel a été un peu éprouvant. Mais malgré tout, j’en ai profité pour déménager de Paris, et j’ai installé mes affaires dans notre nouvelle maison, semi-troglodite à une vingtaine de kilomètre de Tours où nous avons reçu des amis pour fêter mon anniversaire et la nouvelle année. Il est clair que nous ne serons pas très souvent dans cette maison, mais ce sera notre base quand nous serons en France. J’y passerai plus de temps que Karim puisque je continue à travailler partiellement en France, mais mon chez moi, notre chez nous à l’année est à Dubai maintenant. Cela m’a fait beaucoup de bien de pouvoir profiter de la famille.

Voila pour les petites nouvelles, à bientôt pour la suite de l’aventure bangladaise.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 11:11

L’objectif de la mission de restauration à Mahasthan cette année, était le nettoyage des monnaies qui avaient été découvertes en 2010 afin de confirmer certaines hypothèses de fouilles, notamment chronologique. Ces monnaies étaient dans un assez mauvais état de conservation mais elles ont pu être identifiées après nettoyage. Elles corroborent bien les idées initiales sur une fondation de la cité à l’époque Maurya-Sunga. Ces chronologies ne nous sont pas familières, mais il s’agit de dynasties indiennes datant des environs du IIIème siècle avant JC. Comme j’avais constaté en 2009 que les monnaies découvertes dans les années 1990 présentaient des signes de corrosion active, j’ai aussi travaillé sur une grande partie de ces monnaies. J’ai continué de nettoyer des pointes de flèches en fer découvertes en 2009. J’ai aussi travaillé sur le mobilier métallique non ferreux de la campagne de 2006. Mais l’une des principales actions a été de réorganiser les réserves où sont conservées le mobilier sorti de fouilles en séparant les différentes fouilles, les différents matériaux. Nous avons ensuite fait l’inventaire du métal, soit des milliers de numéros se ressemblant, reconditionné les objets dans des sachets de qualité et rangé tout cela dans des boites hermétiques avec du silica gel pour limiter le développement de la corrosion des objets. Les boites sont ensuite scellées avec du scotch renforcé pour limiter les échanger d’air au niveau du système d’ouverture. Nous avons testé l’année dernière ce type de rangement pour le mobilier de 2009, nous avions 85% d’humidité relative pour des normes autour de 50%. Résultat, un an plus tard, le silica gel avait absorbé l’humidité et nous avions un taux de 25% d’humidité relative, ce qui est inespéré dans un pays comme le Bangladesh. Suite à ces résultats positifs, nous avons donc étendu le système aux fouilles de 1993 à 2010.

J’ai également travaillé avec la « crapule », Ashraful de son prénom, sur une céramique. Le résultat n’a pas été très concluant. Je crois que nous avions des problèmes de communication, qu’il ne comprenait pas tant l’anglais que ca, et que même si Massoud faisait la traduction en bengali ce n’était pas clair. De plus la céramique choisie était beaucoup trop compliqué… il va donc falloir reprendre cela lors de la prochaine mission en février ou revoir les objectifs de la mission.

Nous avons eu quelques « problèmes » avec le personnel de la mission qui travaille avec les français depuis plus de 15 ans qui sont bien payés pour le Bangladesh, mais qui connaissent aussi toutes les ficelles. Nous avons du demander à la femme de ménage de ne plus aller dormir dans un coin afin de nous faire croire qu’elle travaille 8h par jour, mais nous lui avons expliqué que si elle finissait en 2h en faisant vraiment le ménage, elle pouvait rentrer chez elle. Nous avons aussi demandé au gardien de ne plus fouiller dans nos vêtements et d’éviter de multiplier le prix des transports par 10 car ça finissait par être un peu exagéré… En revanche cette année, la cuisine était meilleure et plus variée que l’année dernière : en plus du riz, des pommes de terre et des lentilles, nous avons eu le droit à de la salade de tomates, de la tarte à l’oignon et des aubergines frites ! Bref des petits désagréments classiques où l’on accepte d’être dupe si derrière ils ne viennent pas se plaindre et dénoncer les autres.

La mission terminée, nous sommes rentrées à Dhaka en mettant quasiment 6h, soit 2h de plus à cause des embouteillages pour entrer dans la ville. La circulation est un enfer, nous n’avons même pas pu aller visiter Old Dhaka car il n’y avait ni taxi ni CNG de libre ou qui était prêt à changer de quartier. Depuis hier, il pleut et dans un pays comme celui, d’une telle saleté, c’est juste horrible. Devant la guest house, la rue n’était qu’une flaque d’eau géante de plus de 20cm de profondeur. Trouvé un taxi pour aller au Directorat de l’archéologie a été compliqué, mais nous avons finalement trouvé un « tas de ferrailles » qui prenait l’eau par le bas des portières ! Une fois arrivée à bon port, le gars nous a dit que nous avions eu de la chance de ne pas tomber en panne et de ne pas avoir du pousser la voiture ! Après juste une nuit de pluie, vu l’état des quartiers riches, je me demande comment ca doit être pendant la mousson… surement assez proche de ce que l’on voit dans le film « la Cité de la Joie ».

C’est ainsi que se termine cette mission de restauration Mahasthan 2010, nous prenons l’avion demain matin. Comme l’année dernière, je fais un stop à Dubai, mais cette fois pour d’autres raisons ! Je rentre la semaine prochaine à Paris, mais je reviens au Bangladesh avec toute la mission à la fin janvier. Promis les photos suivront d'ici quelques jours!

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:51

Dans un pays comme le Bangladesh, il nous arrive presque tous les jours des histoires variées avec les animaux. Dans les premiers jours comme il faisait encore chaud, les fenêtres restaient ouvertes le soir, et nous avons eu la désagréable surprise de trouver dans la salle à manger, une chauve-souris  énorme –j’ai d’abord cru que c’était une chouette, tellement elle était grosse- coincée à l’intérieur… nous avons envoyé Karim tenter de la faire sortir car nous avions peur qu’elle se prenne dans nos cheveux avec Barbara! Forts de cette expérience, quand le lendemain nous avons entendu du bruit dans la cuisine, nous l’avons envoyé trouver le problème : un énorme rat dans la poubelle ! Karim, en tant que seul homme de la maison a du le faire sortir de la cuisine et ensuite fermer toutes les portes pour éviter qu’il revienne ! Quand le lendemain nous avons expliqué le problème aux gens qui travaillent dans la maison, ils nous ont dit qu’ils savaient, car quand le four est allumé, le rat sort ! Un grand ménage a été ordonné et de la mort au rat a été déposé derrière le four.  Nous avons fait l’acquisition d’un chaton afin qu’il chasse le rat quasiment aussi gros que lui… Il nous a fallu 3 jours pour récupérer le chaton qui était trop sauvage pour être attrapé. Polash, l’homme de maison a réussi à le ramener mais comme il s’est fait mordre, nous avons du le faire vacciner contre la rage… 5 injections, 50€ soit une fortune pour ici, heureusement la mission lui a payé. Le chat a été nommé : shomoshana (pas de problème en bengali) et a disparu au bout de 3 jours. Au bout de quelques jours, nous avons jeté le poisson car le chat avait bel et bien disparu mais pas l’odeur !! Comme la mort au rat avait été mangée, nous n’étions plus inquiètes… mais il y a quelques jours, un matin tôt nous avons entendu du bruit dans la cuisine et remarqué que les bouteilles d’eau avaient roulé par terre. Comme Polash était dans le coin nous l’avons appelé, il a sorti  la poubelle, a attrapé sa machette et a tué le rat. Pour la petite histoire, il a sorti la bête de la poubelle et a remis le sceau avec les épluchures de légumes baignant dans le sang du rat ! Barbara était folle de rage après le personnel de la maison qui n’avait rien fait, et qui ne se rendait pas compte qu’on pouvait attraper la leptospirose ou d’autres maladies ! Elle n’a pas tout a fait tort vu que la cuisinière prépare la nourriture directement sur le sol au pied du four… Il faut dire que comme on regarde des DVD tous les soirs de Dr House et que dans un épisode il y a quelqu’un qui chope la leptospirose à cause d’un rat, on a quelque tendance à la parano !

Enfin pour le dernier animal du moment, je demande l’éléphant. Ayant vu les éléphants du village, j’ai dit à Barbara que je rêvais de monter sur un éléphant. Quelques jours après, un éléphant se baladait avec des touristes bangladais sur le dos à coté de la maison. Massoud, le gars qui s’occupe des ordi et des bases de données pour la mission, m’a dit qu’il ferait venir le lendemain l’éléphant pour que je puisse faire une balade ! L’éléphant n’étant jamais venu, j’ai redemandé comme les petits enfants pour le manège ! Après enquête, nous avons appris que l’éléphant ne pouvait pas venir car avec son cornac, ils étaient en prison !!!!! Avant de venir à la maison, pour se faire de l’argent, le cornac avait arrêté une voiture en demandant à l’éléphant de poser sa patte sur le capot. L’idée était de se pousser contre une pièce. Seul petit hic, la voiture arrêtée abritait 2 policiers. L’éléphant et le cornac sont donc partis en prison pour troubles de la circulation ! Alors la balade en éléphant se sera pour la prochaine mission en février !

Voila pour la petite histoire thématique, la prochaine fois ce sera sur le boulot et la vie de la mission ! a bientôt et merci pour les petits messages qui font toujours plaisir !

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:44

Pour fêter l’Aid el Kebir, le village de Mahasthan a organisé une fête pendant deux nuits. Ce genre de fête n’a lieu que tous les 3 ou 4 ans car cela coute cher. Comme je n’avais jamais été à une fête au Bangladesh, je me suis portée volontaire pour y assister, en sachant que le gars – une crapule, dénomination mystérieuse de la mission pour les gens qui travaillent sur la céramique- qui travaille avec moi devait y participer. La fête était censée commencer vers 22h mais on est venu me chercher vers 20h, et oh horreur, je n’avais rien à me mettre de décent pour une fête ici, c'est-à-dire ni sari ni three pieces. J’ai depuis remédié à ca, en me faisant couper un three pieces, plus aisément remettable en Europe qu’un sari. Je suis donc allée à la fête en jeans-baskets avec une tunique (ce que j’avais de plus approchant d’un three pieces) mais que l’on ne voyait pas car j’avais un pull.

Tout le village était présent à la fête et été arrivé depuis plusieurs heures afin de réserver une bonne place et boire quelques thés auparavant. Il y avait une scène sous un immense chapiteau dans la cour de l’école. Un tiers du chapiteau était réservé aux femmes et aux enfants et le reste pour les hommes. La crapule ayant annoncé que je venais assister à la fête, on m’avait réservé une place d’honneur, derrière la scène au premier rang sur la seule chaise en plastique. J’avais véritablement l’impression de trôner. J’ai donc été l’attraction du début de soirée en attendant que le spectacle commence. Ce spectacle ressemblait d’abord à une fête de fin d’année de l’école primaire, avec des ados qui avaient répété une chorégraphie mais qui ne maitrisaient pas le rythme. Nous avons ensuite eu le droit à des chanteuses-danseuses. Et enfin le clou de la soirée la pièce de théâtre ! Il faut imaginer une pièce de théâtre où les acteurs se regardent et tournent le dos au public, qui se déplacent en fonction des micros qui grésillent et enfin où les acteurs ne connaissent pas leur texte. Il y a donc un souffleur sur le coté qui hurle les répliques et la mise en scène, plus fort que je le jeu des acteurs. A leur corps défendant, ce genre de pièce dure assez longtemps : environ 7h (22h-5h du mat) !! La pièce était régulièrement interrompue par un genre de monsieur Loyal qui tente de faire asseoir les gens qui sont dans la tente et de le laisser debout ceux qui sont au dehors. Il est aidé à cette tache par un petit escadron d’ados armés de bâton. Les rôles principaux sont des acteurs professionnels venus de Dhaka et les autres des amateurs du village. Ils jouaient plutôt bien. J’avoue ne pas avoir compris très bien la pièce, mon bengali n’étant pas courant. Ca avait l’air d’être une grande saga familiale avec des familles riches et des familles pauvres.

J’avoue que le moment que j’ai préféré est celui où monsieur Loyal a dit que des micros de la scène ne marchaient pas, au milieu du jeu des acteurs, personne n’a paru gêné, un gars a pris une chaise en plastique, et est monté dessus pour bricoler les micros ! Autre moment technique intéressant, la lumière. La « console » lumière était faite d’une planche en bois avec des pinces à linge. Au bout de ces pinces à linge des vis qui touchaient une barre de fer, et avec une flopée d’étincelles, il y avait un changement de spot ! Enfin toute la pièce était accompagnée de musique en direct : 2 trompettes avec des bouteilles de plastique comme sourdine, un mini synthé, une batterie spartiate et quelques percussions. C’était souvent un peu fort et l’on entendait pas trop les répliques, mais en même temps cela marquait les temps forts ou les moments dramatiques !

Voila un petit résumé de cette soirée haute en couleurs. J’avoue n’avoir pas tenu toute la nuit et être rentrée vers minuit et demi, une fois vu le jeu de scène un peu court mais pas mal de la crapule.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 10:15

Si la semaine dernière nous avons été coincées à Dhaka pour cause de heurts politiques, en fin de semaine lorsque Karim devait repartir, le trafic était plus ou moins arrêté car la Chine avait suspendu l’approvisionnement en gaz du principal gazoduc du pays, il n’ y avait donc plus de combustible pour faire rouler les voitures, CNG (motor rickshaw), camion et autres bus. Nous avons du trouver une voiture fonctionnant à l’essence… l’avantage c’est qu’il n’y avait personne sur la route, alors qu’après l’Aid ca aurait du être à nouveau horrible... Mais ce jour la, une nouvelle grève illimitée était annoncée pour le surlendemain –donc circulation interdite/impossible- car le gouvernement restreint la distribution de gaz entre 9h et 15h, officiellement pour limiter les pannes d’électricité le soir. La population ayant besoin de circuler toute la journée et le soir, une grève générale pour faire plier le gouvernement avait été décidée. L’un des bangladais qui travaille avec nous était un peu stressé par cette grève et l’idée que nous ne puissions rejoindre Dhaka vers le 7 décembre pour rentrer. Il avait donc trouvé une solution : louer une ambulance avec un médecin et demandé à l’un des gars de la mission de faire le malade au cas où on se ferait arrêté (parait-il qu’il fait très bien le malade) ! Heureusement le gouvernement à céder avant la grève en accordant du gaz jusqu'à 18h. Fort de cette expérience, une nouvelle grève générale est prévue pour dans 2 jours afin de protester contre la hausse des prix  cette fois –surtout gaz, électricité et matériel pour l’agriculture-  nous attendons de savoir si cette grève annoncée aura lieu avant de réserver à nouveau l’ambulance pour repartir a Dhaka !


Avec Karim et Barbara, nous avons bien profité de la pause forcée de l’Aid (la clé de la réserve où sont les objets étant à Dhaka) pour nous balader et faire un peu de tourisme. Barbara nous a fait visiter tout un tas de sites archéologiques – monastères bouddhistes- notamment le fameux site de Paharpur inscrit –pour le moment encore- au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Il faut dire que la restauration du site n’est pas ce qu’il y a de plus réussi. Si l’on arrive pas à comprendre ce qui a été reconstruit de ce qui est d’origine et que les travaux ont augmenté  les problèmes d’infiltrations, d’humidité et donc de sels, le pire est ce qui a été fait sur les plaques décoratives en terre cuite, joyaux du site. Pour les parties basses, elles ont été refaites dans un style naif qui ne correspond pas à la période du temple, mais surtout les plaques originales replacées ont été mises n’importe comment, avec des personnages qui ont la tête à l’envers ou qui n’ont plus de pieds car la plaque était plus grande que la niche ! Je devais faire une petite expertise du musée de site qu’avait demandé le directeur général de l’archéologie au Bangladesh, mais comme nous n’avions pas sa demande écrite, nous n’avons pas pu entrer dans la réserve… je devrai donc revenir en février faire cette visite.


Nous avons sinon occupé nos soirées à regarder des Bollywood, en hindi sans sous-titre : j’ai donc découvert qui était Big Bacchan (Amitabb Bacchan) et King Khan (Shahruckh Khan), les deux plus grandes stars du cinéma indien. Evidement comme un film dure 3h et que nous ne sommes pas très à l’aise en hindi, nous avons regardé les films en accéléré, en nous arrêtant sur les scènes dansées. Résultat nous avons vu une quinzaine de films mythiques, et nous en avons commandé deux ou trois en version originale pour comprendre et voir le film pas trop pixélisé (nos dvd ne sont pas de grandes qualités, environ 6 films par dvd tous téléchargés illégalement !), mais ce genre de demande prend du temps car les films doivent venir de Dhaka et avec toutes ces grèves… !


Voila quelques nouvelles de Mahasthan, j’espère que cela mettra un peu de baume au cœur et que cela fera sourire toute la famille… et les autres aussi. A bientôt pour l’épisode de la fête au village !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 13:52

Nous voici enfin arrivées à Mahasthan, et ce ne fut pas de tout repos ! Le voyage dans l’avion entre Dubai et Dacca a été mouvementé, car de nombreux bangladais travaillant à Dubai rentraient au pays pour les fêtes de l’Aid el Kebir. L’avion était donc rempli de familles ou de personnes qui avaient décidé de s’asseoir où elles voulaient puis qu’elles avaient payé leurs billets d’avion ! Nous sommes arrivés avec une bonne heure de retard, puis il nous a fallu une heure pour passer le contrôle des passeports, il n’y avait pourtant que 7 personnes devant nous. En même temps ce n’était pas très grave, car les valises sont arrivées deux heures plus tard sur deux tapis différents entre 200 personnes qui couraient d’un coté à l’autre… Après une petite sieste et quelques coups de téléphone nous avons appris que nous ne pourrions pas partir le lendemain pour cause de « hortal », de manifestations ou heurts et que nous devions passer la journée à la guest house à Dacca. Les causes de ces événements sont politiques : Khaleda Zia, leader de l’opposition si j’ai bien compris, est assignée à résidence, et lors de son déménagement l’opposition espérait une déclaration de sa part. Je ne suis pas très sure de cette interprétation car les conversations en anglais très sommaires sont limitées et les médias internationaux n’ont pas relaté les faits… La capitale était d’un calme olympien, la circulation des voitures étant interdites, seuls les rickshaw pouvaient circuler ce qui restreignait fortement les déplacements. L’inconvénient de cette situation c’est que les quelques millions de bangladais qui devaient se déplacer ce jour la, sont partis le lundi avec nous et les quelques autres millions qui avaient décidé de rendre visite à leur famille pour l’Aid. Résulat près de 8h de trajet pour effectuer 200km au lieu de 4h, mais surtout la peur de nos vies. Notre taxi qui conduit extrêmement bien, a été percuté 5 ou 6 fois, nous avons à moitié renversé un piéton qui s’est jeté sous la voiture, nous avons bousculé un rickshaw, failli écraser un chien et 3 poules et été frôlé à 2cm par des bus et des camions plusieurs dizaines de fois !!! Bref j’avoue, je n’ai pas réussi à dormir. Nous n’avons pas fait de pause car sinon nous ne pouvions plus rentrer dans la file au touche à touche de camions et de bus. Le trafic incessant, de bus qui doublent des camions qui doublent des motor rickshaw qui doublent des vélos rickshaw est très stressant et extrêmement dangereux sur une route normale à deux voies… Nous nous sommes jurées avec Barbara de ne jamais repartir en mission autour de l’Aid ! Surtout qu’en arrivant à la mission, sourdes par le bruit permanent des klaxons, nous avons découvert que la clé de la réserve où sont stockés les objets n’était pas à Mahasthan mais à avec la responsable du musée à Dhaka… nous devons donc attendre 4 ou 5 jours son retour pour se mettre au travail ! Nous perdons donc une semaine sur les quatre prévues pour cette mission. Dans ces missions perdues au bout du monde, je suis toujours la seule à recevoir de la visite, une fois n’est pas coutume, pour les fêtes de l’Aid, Karim vient me voir de Dubai, et il doit lui aussi subir le même voyage que nous, pour arriver à Mahasthan, mais comme il fait le déplacement dans le même sens que les bangladais, il remettra ca aussi au retour samedi ! Voila pour les nouvelles de l’arrivée à Mahasthan !

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:50

Voila des mois que je promets d’écrire à nouveau sur mon blog, et je m’aperçois qu’un an a quasiment passé depuis la dernière fois. Tant qu’on est dans le mouvement d’écrire régulièrement, de donner des nouvelles lors de voyages, il est facile d’écrire mais dès qu’on retrouve le train-train de la vie quotidienne en France, on se laisse vite déborder.

 

Il faut dire que depuis le début de l’année 2010, j’ai été bien occupée au niveau professionnel. J’ai d’abord eu la chance de travailler sur les objets en céramique, verre et faïence provenant de Khartoum (Soudan) dans le cadre de l’exposition Méroé aux Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre. Le travail a été passionnant sur de belles pièces.

 

J’ai ensuite fait un remplacement de congé maternité à Conservare à Compiègne. Le travail consistait en de la restauration sur des objets en métal qu’ils soient archéologique, historique voir industriel.  J’ai surtout travaillé sur des poêles en fonte Godin pour les nouvelles salles du familistère de Guise. C’est un endroit passionnant où Jean-Baptiste Godin dans la deuxième partie du XIXème siècle a tenté de créer une utopie sociale. A proximité de l’usine, il a créé des logements pour ses ouvriers autour de cours pour favoriser l’entrée de la lumière. Il instaure des normes d’hygiènes et l’eau chaude est même accessible dans les étages. Dans son organisation, école et pouponnière sont présentes, un théâtre, un kiosque à musique et une piscine-lavoir également. La répartition des taches se retrouve au centre : chacun fait ce qu’il sait faire pour lui et les autres. C’est franchement un projet passionnant et la coopérative a tout de même perduré jusque dans les années 1960. Le site internet est bien fait - http://www.familistere.com - et le familistère est un endroit qui vaut le détour surtout pour la fête du 1er mai.

Nous avons également travaillé sur un Rhinocrétaire, secrétaire-bureau en forme de rhinocéros, œuvre de François-Xavier Lalanne dans le cadre d’une grande exposition sur le couple Lalanne au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Comme le hasard fait souvent bien les choses, parmi les objets archéologiques, j’ai récupéré des objets sortis des fouille du château de Chinon, objets qui pour certains avaient été sortis par moi-même lors d’un stage en 2004 ! Ces objets, essentiellement des monnaies sont maintenant exposés dans les nouvelles salles du château de Chinon.

J’ai donc travaillé à Compiègne sur ces objets passionnants et 1000 autres encore. J’ai beaucoup aimé le travail en atelier avec des collèges avec qui l’on peut échanger ou avec qui l’on peut faire part de certaines interrogations.

 

L’été a ensuite été bien occupé par le premier marché public que j’ai remporté avec une collègue, à Montbéliard. Nous sommes parties un peu plus de deux mois pour travailler sur des blocs d’architecture romains qui appartenaient à des grands édifices publics. Dans la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard, l’une des communes, Mandeure, possède un théâtre romain, qui serait le second plus grand après celui d’Autun. L’agglomération antique – Epomanduodurum – a disparu avant la fin de l’antiquité et ses monuments publics on été démantelés et les matériaux remployés. Sur ce site du théâtre, un pavillon de site, ayant vocation de présenter le lapidaire issu des fouilles de la cité doit voir le jour en 2012. C’est donc sur environ sur 150 blocs que nous avons travaillé cette année et que nous continuerons l’été prochain afin de les nettoyer, consolider, coller et rendre présentable pour ce petit musée.

 

J’ai continué à travailler au Louvre ou à la Bibliothèque Nationale de temps à autre, mais l’automne arrivant, l’envie de repartir en mission à l’étranger était à nouveau là.  Je suis partie 3 semaines à Karnak en Egypte pour travailler sur la restauration de la cour du temple de Ptah. Ce travail fait suite à l’étude préalable que nous avions réalisé avec Agnès en avril 2009. Il s’agissait de se lancer réellement dans la restauration de la cour, c'est-à-dire de commencer le nettoyage des restes de polychromies et de conserver le support en grès, les parois de la cour du temple. Bien sûr en 3 semaines, le chantier n’a pas été bouclé, il s’agissait pour moi d’apporter du renfort sur un projet qui doit se dérouler pendant 3 mois avec des restauratrices françaises et égyptiennes. J’ai également pu profiter de Louxor et de la rive ouest, en prenant un peu mon temps. J’ai donc beaucoup apprécié ce séjour égyptien.

 

Avec tout ca, on a l’impression que je ne fais que travailler. Mais j’ai tout de même pris des vacances en Syrie avant l’été, histoire d’attaquer le chantier de Montbéliard bien reposée et je fais de temps à autre des pauses à Dubaï qui me permettent de rattraper le retard dans les mails, la compta et les rapports de restauration et de me reposer aussi au bord de la piscine !!

 

Si ce billet permet de donner des nouvelles et de rattraper le retard du blog, un article concernant Dubaï suivra en décembre ou janvier. En attendant je prépare un départ imminent pour 4 semaines au Bangladesh, sur le site de Mahasthan comme l’année passée. Promis les nouvelles seront plus fraiches et plus régulières, a bientôt !

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 15:32
Si le sejour s'est bien terminé, un peu sur les chapeaux de roue, le voyage a continué dans le  même goût... Beaucoup de brouillard a Dhaka, les avions ne pouvaient plus atterrir donc encore moins repartir du Bangladesh. Résultat 2h de retard à Dubai, on a loupé notre correspondance. Moi ca allait vu que j'ai adopté la inch'allah attitude, je me suis dit qu'on trouverait toujours une solution pour rentrer à Paris. Mais c'était sans compter 4 francais de mon avion, enfin surtout une qui a communiqué un stress a tout le monde dès notre premier avion pour l'éventuel retard qu'on aurait, etc... résultat notre prise en charge à Dubai a été pire que tout puisque l'hotesse a pété les plombs et qu'elle nous a laissé en plan dans un salon d'attente. Nous avons mis près de 3 heures pour rejoindre l'hotel... Grace à mon calme nous repartons cette nuit avec Air France, et non demain dans la journée avec Emirates!

Alors comme j'ai internet à l'hotel, je commence à mettre quelques photos du Bangladesh en ligne  car je veux pas sortir de ma chambre, trop peur de me faire alpaguer par les francais! Le retour en France et à Paris commence à tarder mais bon c'est comme ca! A bientot et merci pour tout vos messages!
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  • : Le blog de Charlotte REROLLE
  • : Après avoir raconté une année de stages à l'étranger, voici quelques nouvelles d'une restauratrice d'objets archéo pas très sédentaire!
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